Le 03-08-2010 • Pays : Austrália
Un départ
inconnu, un environnement nouveau, des rencontres merveilleuses, une année
fabuleuse et un dernier récit comme une fin de premier chapitre d’un long
roman. Il est coutume de rappeler que « Toutes
les plus belles choses ont une fin », mais nous préférons le corriger
par « Toutes les belles choses nous
portent vers de nouvelles ». Comment mettre un terme à tout
cela ? Certes physiquement, nous sommes repartis de cette terre couverte
de sable rouge, mais nous souhaitons simplement tourner une page vers de
nouvelles découvertes, sans jamais oublier tous les moments que nous avons vécu
tout au long de ces 10 mois en Australie.
La fin de l’aventure a défilé très rapidement, et pris de court, nous vous présentons maintenant notre séjour touristique sur la côte Est.

Nous vous avions
déjà fait part de notre aventure sportive en rafting lors du précédent article
et du programme chargé qui en suivait. Après le rafting, nous n’avons pas pu résister à l’envie d’augmenter notre
dose d’adrénaline en sautant en parachute
à plus 4 000 mètres au-dessus des coraux et d’une mer bleue turquoise. La vue
de si haut est époustouflante, comme nous rappelant que notre monde est en fait
tout petit. Après s’être équipé d’un baudrier de sûreté, le stress pouvait se
faire sentir en montant vers les nuages et en laissant derrière nous notre
bonne terre ferme. Plus possible de reculer, alors nous préférons sourire et
profiter des paysages sans savoir que ce qui nous attendait était tout
simplement IM-PRE-SSIO-NANT en sensation !!! Les 4 premières secondes sont
comme un mauvais rêve où lorsque l’on se sent chuter on se réveille en sursaut.
Mais ici, ce n’était pas un rêve, le frisson est garanti. Puis s’en est suivie
une chute libre d’environ 60 secondes où nous avons eu cette fabuleuse
sensation de planer dans un grand bol d’air. L’adrénaline devenait moins
intense car le sol ne se rapprochait que très doucement et ne nous laissant que
peut l’impression de tomber. Ouverture du parachute et contemplation du paysage
agrémenté d’un sourire jusqu’aux oreilles, « Welcome to my office » (bienvenue dans mon bureau) nous a joyeusement
rappelé notre tandem assurant notre retour sur la plage en toute sécurité.
Voici les vidéos de nos sauts respectifs. Un conseil : ne manquez pas
l’occasion de vivre ce moment unique !
Retour au calme en direction de l’une des plus belles îles du monde, les « Whitsundays ». Pour ce faire, nous avons embarqué pour trois jours et deux nuits de croisière au bord du voilier « New Horizon ». Avec un équipage venu des quatre coins du monde, nous hissions les voiles vers une destination commune, la 4e plus belle plage du monde, ces îles voisines et les coraux aux alentours. Cette fameuse plage est couverte d’un trésor unique, en effet, son sable est le plus pur au monde avec une composition de 98 % de coraux. (Cette plage fait notamment saliver des prospecteurs Japonais qui attendent en vain une réponse du gouvernement à l’offre de plusieurs millions de dollars pour exploiter [et donc détruire] cette richesse).

Au cours de cette excursion nous avons eu le
plaisir de se balader sur cette fameuse plage, utiliser le sable pour se
blanchir les dents, profiter d’un bain de soleil avant de retourner à bord du
navire pour partir plonger à l’exploration des fonds marins et essayer de
rencontrer Elvis. C’est lors d’un
jeu de questions VRAI/ FAUX que nous avons appris « L’histoire d’Elvis », question à laquelle vous auriez
probablement répondu FAUX, (sans venir à douter de votre culture). Elvis donc, un poisson peut ordinaire,
au delà du fait qu’il apprécie la visite des plongeurs, à une vie, ou plutôt
une fin de vie incroyable. Elvis, un « poisson
napoléon », un gros poisson bleu pour le décrire vulgairement, a, tout au
long de sa vie, trois femmes. Non, l’histoire ne s’arrête pas là ! Lorsque
Elvis décède, ces trois femmes, de couleur grise et bien plus petite, s’affrontent
jusqu’à ce qu’il n’y ait qu’une seule survivante. Et cette dernière, pas
miracle de la nature, deviendra l’exacte copie d’Elvis, en retrouvant
parfaitement la même dimension et les mêmes couleurs que son défunt mari ! Peu croyable non ?

(Source : http://farm4.static.flickr.com/3135/3299213047_2f057aff99.jpg)
Cette croisière
fut passionnante et bien sympathique dans ce bateau, sur lequel, en plein milieu
de l’océan, nous avons passé deux soirées festives en musique !
On reste à la
découverte des îles, nous voici maintenant en route sur la plus grande île de
sable au monde pour une excursion de 3 jours en 4x4, « Fraser Island ». Encore une fois, cette expérience a
été très originale. Aux commandes de ce « gros jouet » tout terrain,
nous sommes partis en compagnie d’un guide à la conquête des sentiers
sablonneux et chaotique. Nous étions dans un convoi de quatre voitures, dont trois
énormes 4x4 de six à sept personnes filant au train de celui du guide, à
l’exploration de ce trésor de la nature.
Plages à perte de vue :

Vestige d'une épave d'un bateau à l'origine plus grand que le Titanic :

La conduite sur sable est très amusante,
demandant tout de même d’être vigilent car nous n’étions pas seul sur l’île.
Les voies étroites laissaient places à quelques acrobaties pour permettre le
passage de notre convoi.

Le soir, nous étions installés sur
un camp Aborigène où nous profitions d’un grand feu de camps pour discuter avec
tous les équipages. Nous partagions également le terrain sauvage avec des
dingos, une sorte de gros chien, pouvant se révéler agressif si celui-ci est en
chasse de nourriture. Heureusement pour nous, sous les bons conseils de
notre guide, nous n’avons eu aucun problème avec ces colocataires.
Pour la fin de notre voyage vacances, nous faisons une dernière halte à « Surfeur Paradise » où nous avons découvert les joies du surf grâce à quelques leçons indispensables pour « prendre la vague ». La sensation est vraiment plaisante et le sport très complet dans un superbe état d’esprit. Amoureux du surf ? Peut-être un peu tôt pour le dire mais nous sommes impatient de pouvoir retenter l’expérience sur nos belles plages bretonnes.

Petite anecdote sur cette ville, il faut savoir qu’il y a 20
ans, il n’y avait pas un seul building et la population, de ce qui était un
petit village de pécheurs, pouvait savourer tout au long de l’année des fruits
de saison qu’elle cueillait au détour d’une balade sur la plage. Aujourd’hui,
toute la végétation n’a pas pu résister à l’envahissement d’immondes tours de
briques et de verres pour touristes venant à cacher les plages du soleil dès le
début d’après midi !! Heureux de venir en vacances à l’ombre ? Nous en
doutons !

Ces quatre jours
d’initiation ont marqué le départ pour Sydney avec un nouvel objectif, vendre notre van. En chemin, nous avons
croisé de nombreuses villes avec toujours ce sentiment étrange de se sentir
comme à l’étroit et oppressé par tout ce monde, ces buildings, ces voitures et
avec un bleu du ciel virant au grisâtre par la pollution. Ces instants nous
rappellent avec joie tout le bonheur que nous avons vécus au bord des plages et
dans la nature presque vierge d’impact humain.
Notre arrivée à Sydney à près de 1000 kilomètres de la
ville des surfeurs s’est avérée rafraîchissante et quelque peu stressante. Il
nous fallait trouver un endroit pour passer la nuit sachant que la première
aire de repos se situait à 15 km et le premier camping à plus de 40 km. Vous
diriez que cela ne fait que peut de kilomètre au vu des 32 000 que nous
avions déjà parcouru, mais l’heure n’était définitivement plus au voyage. La
liste des vans en vente était très longue et les acheteurs ne se bousculaient
pas.
Nous avons alors décidé de mettre
toutes les chances de notre côté en publiant des affiches couleur, des annonces
sur internet et un grand « FOR
SALE » (à vendre) sur le
pare-brise arrière. À peine arrivée que la chance nous souriait déjà. Sans
vouloir exprimer pleinement notre joie dès notre premier appel, nous avions un
rendez-vous quelques jours plus tard. Mais l’acheteur visiblement impatient
nous à recontacter le soir même pour nous annoncer sa venue dès le lendemain.
Nous sourions, mais gardons notre stress à l’idée de ne pas le vendre
rapidement. Le jour venu, nous sommes allés chercher notre acheteur potentiel
avant de lui faire découvrir notre petit chez nous. Après quelques discussions,
inventaire et essais du van, nous concluons par chance la vente du van.
Joie ? Tristesse ? Nous étions particulièrement confus à l’idée de
laisser derrière nous cette aventure qui aura duré 10 mois. Nous sommes malgré
tout heureux de partir retrouver nos familles et nos amis avec aussi l’impression
de ne jamais les avoir quitté. Pour la suite, en France, nous espérons que tout
se déroulera pour le mieux et que notre appréhension de déjà-vu ne nous pèse
pas trop sur le moral… affaire à suivre.
Le van vendu, nous avons passé quelques jours à profiter de la beauté de la ville de Sydney, faisans un peu de lèches vitrines et de shopping souvenir. Puis, au détour d’une visite guidée, nous terminons notre voyage par la découverte du mythique et remarquable « Opéra » dans la baie de Sydney et son célèbre « Harbour Bridge ».

Instant MAGIQUE, nous concluons cette fabuleuse
expérience des plus enrichissantes avec un brin de fierté nous rappelant que « NOUS L’AVONS FAIT ! ».
Tous les objectifs ont été atteints, nous avons bouclé le tour de l’Australie
comme nous le souhaitions, nous avons grandement amélioré notre Anglais
(Justine a notamment obtenu un score de 860 sur 990 au Test International d’Anglais,
le TOEIC), et nous avons rencontré des gens fabuleux en apprenant et en
découvrant tant de choses uniques chaque jour. Cette aventure n’a pas été aussi
simple que celle dont nous avions eu échos avant de partir, mais cela nous
satisfait davantage. Il n’est pas sans être à rappeler que la croissance du
nombre de travailleurs/voyageurs a été démesurée ces trois dernières années.
Ceci entraînant évidemment des changements non négligeables, comme une plus
grande difficulté à trouver un emploi ou encore à se stationner en tous lieux pour
dormir, notamment dû à de nombreux abus.
De tout cela, nous
retiendrons simplement qu’avec plus ou moins de difficulté, de la solidarité,
de la persévérance, du respect, de l’envie et de l’enthousiasme, nous nous sommes
construits à chaque étape en découvrant et en apprenant à hauteur de notre
grande curiosité !
Des changements
personnels ? Certainement, nous les découvrirons certainement d’avantage
progressivement en retournant dans notre vie étudiante mais qui cette fois, aura
connu un détour peu commun que nous resterons heureux à jamais d’avoir vécu.
Un grand merci à
tous ceux qui nous ont suivit et ce fut un immense plaisir de vous faire partager
cette expérience fabuleuse. Et nous serions également très heureux de répondre autant
que possible à toutes vos questions pour tous les désireux de découvrir cet
immense territoire qu’est … l’AUSTRALIE !
********** JUSTINE
ET RONAN **********


























































































