4000 kilomètres parcourus en 11 jours pour mille et une découverte.

Le 23-02-2010 • Pays : Australie

Après avoir traversé des forêts, des déserts par des routes bitumées, terreuses ou sableuses, parfois le long des côtes, vu des kangourous, des koalas, des émus, des serpents, des lézards, des oiseaux multicolores et d’étranges insectes de toutes tailles, nous voici enfin arrivé au sud-ouest de l’Australie. Voici la suite de nos 4000 kilomètres.

Par crainte de transporter des bactéries d’un Etat à l’autre, le gouvernement australien à mis en place des zones de quarantaine à chaque frontière. Nous devions y abandonner tous les fruits et légumes ou les produits apicoles sous peine d’amende alors nous avons préféré faire une pause pour dévorer les quelques fruits qu’il nous restait avant d’entrer dans le SOUTH AUSTRALIA.

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4000 kilomètres parcourus en 11 jours pour mille et une découverte.

 Un seul récit ne pourrait pas contenir toute la magie des paysages que nous avons rencontrés. Nous pensons qu’il est indispensable de le vivre pleinement pour se rendre compte de cette grandeur et de cette diversité qui nous a fait vibrer à chaque kilomètre. Et comme des enfants découvrant un trésor, nous attendions toujours avec impatience le prochain kilomètre pour combler un peu plus notre imagination. Ainsi, nous ne pouvons pas tout raconter malgré notre volonté ; d’une part, peut-être que vous ne liriez pas tout et d'autre part, nous ne voudrions pas erroné par mégarde toute cette poésie. Alors, nous allons, par étapes, vous présentez quelques endroits typiques qui ont retenu notre attention pour que vous puissiez un peu nous accompagnez comme depuis le début dans cette fabuleuse aventure.

Afin de préserver l’intégrité de la faune et de la flore autour de la petite rivière traversant la ville de Wellington, la construction d’un petit ferry permettant de transporter quelques voitures a été privilégiée à celui d’un pont. Gratuit, il fonctionne 24/24h, il est plutôt rapide, pas trop d’attente de chaque coté de la rivière et bien sûr, amusant par son originalité. Il nous a également permis d’éviter un détour autour d’une baie d’une cinquantaine de kilomètres.

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En passant ensuite par Adélaïde, capital du « South Australia » aux rapides allures de Melbourne les immenses buildings en moins, nous avons profité de faire un peu de shopping (Pas beaucoup d’autres magasins sur la route) et visiter un musée consacré à la culture aborigène. Ce dernier très intéressant détient la plus riche collection d’objet aborigène d’Australie. Les outils, les embarcations fluviales, les armes de chasses et de pêches, les dessins colorés typiques, la culture et les traditions sont remarquables. Il n’a pas été sans nous rappeler que l’homme d’aujourd’hui à uniquement moderniser des techniques ancestrales sans rien inventé de nouveau (excepté les nouvelles technologies, souligne Justine).

Comme chacun le sait, les grandes villes sont souvent habitées par de nombreux pigeons. À Adélaïde, nous avons rencontré une espèce aux allures un peu plus « rebelles » que nous avons surnommé, « les pigeons junkies ».

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Loin des grandes villes et des fortes densités de population, nous avons traversé des petits villages tous plus calmes les uns que les autres où nous rentrions presque timidement par peur de déranger. La plupart des bâtiments hérite d’une architecture plus ancienne leur donnant beaucoup de charme et de caractère. Nous avons fait une halte dans l’un d’entre eux pour déjeuner et pour prendre quelques clichés, bienvenue à  «Cowell ».

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L’Australie regorge de chemins difficiles d’accès révélant souvent les plus beaux paysages peu touristiques. À travers champs où les kangourous gambadaient, nous empruntons un chemin de terre où le van vibrait au rythme des irrégularités du sol pour arriver sur un emplacement au pied de la mer. Sous quelques rafales de vent, nous y avons passé la nuit après avoir longuement discuté avec un couple de français et d’australien, eux aussi en voyage.

NB : Une note en passant qui peut paraître hors contexte, mais nous tenons à le souligner, car cela est fort appréciable ; Toutes les douches et tous les WC, même au fin fond de l’Australie, (sauf exception, cf. article précédent) sont relativement propres et toujours munis de papier toilette. En comparaison avec la France où parfois, même les toilettes payantes ne sont pas irréprochables de propreté. De plus, il n’est pas rare de trouver des douches publiques gratuites (chaudes svp !). 

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Une pêche matinale et un petit déjeuner ½ufs bacon pour bien commencer la journée et nous reprenons la route en direction de Coffin Bay où nous dégustons de délicieuses huîtres réputées pour être parmi les plus raffinées du monde. Nous pouvons confirmer qu’elles sont très bonnes sans vraiment pouvoir vous en décrire la saveur si ce n’est celle de la mer. Cependant, notre très pauvre expérience dans le domaine ne nous permet pas de dire si elles sont meilleures que d’autres alors, nous ne ferons pas défaut à nos chères huîtres Cancalaises toutes aussi délicieuses.

 

Ces parties de voyages étaient très intéressantes et riches de découvertes, mais tout ceci était sans savoir que ce qui allait suivre allait être pour ainsi dire … particulier. À mi-chemin de notre destination, nous faisons une « dernière » nuit dans un camping tout équipé avant de nous engager dans la fameuse et très longue … traversée du désert.

« N’oubliez pas de prendre beaucoup d’eau et du pétrole avant de vous engager ».

Presque de quoi nous effrayer, nous suivons toutes les consignes à la lettre pour ne pas être pris au dépourvu, réserve de nourriture, plein d’essence et réserve de 20 litres, 20 litres d’eau et bien sûr, bonne humeur. Nous étions fins près pour dévorer les kilomètres de bitumes. Il faut savoir que la durée moyenne nécessaire pour ce périple aride est de 2 à 3 jours et la distance séparant 2 stations services est d’environ 400 km !

Après la ville de Céduna, les portes du « Nullabor » …

« Good luck » (bonne chance), voici les mots qui résonnaient dans la bouche des Australiens que nous avons rencontrés avant de traverser « la terre sans arbre », signification littérale de « Nullarbor », se trouvant le long de la côte Sud. Extrêmement aride, ce dernier est défini comme le plus inhospitalité du monde. L’horizon désertique est uniquement composé de broussailles sur sable rouge sans aucun arbre ; Droit devant, un paysage infini et monotone, et sous 40° C, la route semble briller en s’étendant vers un grand ciel bleu où quelques timides nuages effilochés osent s’y aventurer.

 

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Unique roadsign à l’entrée du Nullarbor.

La traversée était peu rassurante, nous croisions les doigts à chaque fois que nous rencontrions un pneu explosé sur la chaussée pour que cela ne nous arrive pas car les automobilistes se font plutôt rares. Il est d’ailleurs coutume de se saluer lorsque que l’on se croise pour se dire bonjour et quelque part, bonne chance pour ce voyage.  De plus, parmi les nombreux kangourous morts sur le bas côté faisant le festin des corbeaux énormes et des aigles, il était consternant de voir tous les déchets abandonnés. Enfin, et ce plus impressionnant, ce sont les fameux « Road Train ». Ce sont d’immenses camions composés de deux ou trois remorques (nous avons compté une soixantaine de roues) qui ne manquaient pas de nous dépasser !

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Et la nuit dans le désert, amusant ? Pas vraiment …

À la fin d’une longue journée, nous apprécions de nous arrêter pour passer la nuit. L’aire de repos semblait plutôt agréable et nous n’étions pas seuls. Nous engageons la soirée avec une boisson rafraîchissante et une partie de dés, avant d’être progressivement agressés par les mouches. « Agressé », oui c’est bien le terme que nous employons, les mouches semblaient être carnivores, et bien que nous étions couverts de répulsifs, elles restaient persévérantes afin de nous piquer !

A la tombée de la nuit et après un repas agacé, de grandes lumières blanches grondaient dans le ciel noir (il était 20h00). Nous entrons alors dans le van en pensant pouvoir être libérer des mouches et des moustiques de plus en plus nombreux. Chasses aux moustiques, missions pour aller chercher de l’eau à l’arrière du van (on ne voulait pas sortir), l’air intérieur devenait très pesant. En entrouvrant la porte, lumière éteintes, en pensant refroidir l’atmosphère, nous avions en faites invité de nombreux insectes à nous rejoindre. Une nouvelle chasse commença en essayant d’écraser à plusieurs reprises de gros moustiques et des bestioles grises grosses comme un petit doigt dotées de deux grandes antennes effrayantes (entres autres insectes que nous n’avions jamais vu auparavant). Nous finissons par allumer la climatisation avant de passer la nuit la plus horrible de notre vie. L’air chaud était irrespirable, nous étions en sueur, trempé comme après une bonne douche et les moustiques survivants grisaient dans nos oreilles.

Après un sommeil sans cesse interrompu, nous sommes partis au lever du soleil (6h00), l’appétit des kilomètres plus fort que celle de l’estomac, nous avons petit-déjeuné rapidement afin de retrouver le plus vite possible la brise marine pour regonfler nos poumons.

La route du Sud longe la côte mais ce ne sont que d’immenses falaises vertigineuses.

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Bienvenue dans le WESTERN AUSTRALIA, l’ouest de l’Australie.

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Après avoir parcouru les 146,6 kilomètres de la plus grande ligne droite d’Australie, nous sortions enfin de 2 jours dans le désert pour arriver dans un petit coin de Paradis à Cape le Grand près d’Espérance. Nous pensions avoir déjà vu l’eau la plus turquoise qu’il soit mais c’était sans être allé dans ce parc national. Sur une étendue de sable blanc au grain presque fin comme de la farine venait danser quelques timides vagues traînant dernière elle une eau plus bleu que le ciel. Voici quelques photos pour apprécier le paysage devant lequel nous avons passé la nuit.

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Dernier lieu attrayant de la côte Sud où nous sommes allés (il nous reste beaucoup de chose à visiter), c’est « Greens pool », c’est une sublime « piscine » naturelle très agréable mais à l’eau un peu fraîche !

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Les derniers kilomètres pour rejoindre notre destination finale ont été très furtifs car nous voulions arriver pour le début de la saison des vendanges à Margaret River !

Les prochaines nouvelles seront en direct de cette charmante ville de surfeurs où nous espérons y trouver un job pour finir notre voyage. Pas si facile que ça l’Australie cette année, le mythe du pays au travail abondant est bel et bien terminé !!!

 ***   J R U O S N T A I N N E E T ***

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En route... à « la conquête de l’OUEST ».

Le 11-02-2010 • Pays : Australie

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Hourra, le travail est enfin terminé, enfin, disons celui que nous occupions jusque-là. Nous avons donc choisi de « célébrer » cette fin de première histoire par un savoureux dîner au restaurant où Ronan travaillait. Après quelques accolades et poignées de main amicales, il était temps de dire au revoir à toute l’équipe accueillante avec laquelle Ronan a partagé ces moments de vaisselles. Au lendemain d’une dernière soirée festive avec tous les colocataires et quelques amis d’où Justine travaillait, il était venu le moment de vidé la chambre que nous occupions pour transférer le tout dans notre nouvel habitat, notre cher van ! Ce dernier plutôt bien agencé nous a permis de ranger convenablement toutes nos affaires.

30 Janvier, soleil au zénith nous prenons la route à « la conquête de l’OUEST ». Première étape : la traversée du Victoria (État du Sud-Est).

Après une première douce nuit dans notre Van en face de la maison où nous habitions, nous prenons un dernier petit déjeuner avant de quitter Melbourne et les fabuleuses personnes que nous avions rencontrée. Moment d’émotion avec un petit pincement au c½ur rapidement estompé par notre joie de prendre la route après près de 4 mois passés à St Kilda.

13h30, première escale. Le voyage s’annonçait long à cette allure, mais le paysage en valait déjà le détour : la « Great Ocean Road », très touristique et célèbre pour ces nombreux spots de surf, nous ouvrait ses portes. Cette fameuse route longeant la côte du Victoria en direction de l’ouest, débute à environ 250 km de Melbourne.

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Cette première plage et les côtes alentour nous ont rapidement fait penser au Nord de l’Espagne, mêlant collines et plages tendrement parfumées par l’eucalyptus. Ces arbres, très abondant dans la région, attirent les koalas friands de ses longues feuilles vertes qu’ils trient avec minutie pour n’en savourer que le meilleur. Nous étions impatient de pouvoir en observer en liberté, c’est ainsi que nous nous sommes rendu à « Kennet River », célèbre lieu abritant ces tendres peluches grises. Nous marchons quelques mètres avant de faire la rencontre de l’un d’entre eux, posé sagement sur un eucalyptus à la hauteur de nos yeux. Nous nous approchons timidement le temps de prendre quelques clichés souvenirs avant d’oser le caresser… instant privilégié ! Cette courte pause nous a également permis d’observer de sublimes perroquets colorés de rouge et de vert et de petits oiseaux d’un bleu turquoise absolument éclatant.

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Nous reprenons la route le sourire grand jusqu’aux oreilles en direction des montagnes. Après 1h30 de routes sinueuses nous arrivons à notre destination, un petit coin au milieu d’une forêt où nous avons installé notre van pour y passer la nuit. Nous nous lançons directement à la recherche de bois pour allumer un feu de camps (autorisé, ce qui est rare pendant la saison estivale à cause des risques élevés d’incendie) lorsqu'un Australien nous propose du bois et tout le nécessaire pour l’allumer. Nous avons ensuite dégusté un délicieux repas en compagnie de quelques mouches autour de ces flammes orangées dansantes et échauffantes. Le lendemain, nous sommes parties randonner sans oublier de respecter le guide du « parfait petit randonneur » : crème solaire, chapeaux, eau, trousse de soin et chaussures confortables. En direction de chutes d’eau, nous sommes arrivés au pied de l’une d’entre elle dans un coin paisible pour dévorer notre pique-nique rafraîchi d’une fine brume crée par l’impact de l’eau sur les rochers.

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De retour sur la « Great Ocean Road » nous faisons une halte aux « 12 Apôtres » où il est (était*) possible d’admirer 12 parcelles de falaises creusées par l’érosion de l’eau (*était car certaines ont succombé à la violence des vagues au fils des années). La réputation attribuée à ce paysage, aussi unique soit-il, a cependant laissé place à une ambiance beaucoup trop touristique.

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Place maintenant à un peu plus de nature et d’altitude, en route pour les « Grampians ».

Les montagnes des « Grampians National Park », d’avantage reculées dans les terres, se situent à environ 250 km de Melbourne (route directe).

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Le centre d’information des environs nous a orientés vers les deux plus beaux endroits à visiter : les « Balconnies » et « McKenzie Falls ».

En cherchant la racine du mot « Balconnies », on y retrouve aisément une ressemblance avec « Balcon ». Et bien, c’est cela même, ce point culminant surplombe une ancienne réserve d’eau asséchée étendue sur plusieurs kilomètres carrés. La vue y est spectaculaire, et cela est d’autant plus impressionnant sachant qu’autrefois un lac était présent au c½ur de cette immense cuve. On y observe maintenant une végétation abondante et des rochers marqués par l’érosion.

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À proximité, nous retrouvons de l’eau dans les « McKenzie Falls » (littéralement, chute d’eau nommé McKenzie). Après quelques mètres parcourus dans un sentier aménagé, nous arrivons au pied de ces séduisantes chutes d’eau côtoyée de quelques arcs-en-ciel. Voici quelques photos pour apprécier les lieux comme il se doit.

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En cette fin de journée et sous les conseils du guide des campings (« Camps 5 » toujours très utile pour un voyage économique), nous avons relevé une exception à la règle des beaux coins recommandés. Ce dernier paraissant en effet très attirant, immense lac à proximité, douche, toilette, électricité… a finalement laissé place à une aire occupée par de vielles caravanes abandonnées au côté d’un immense lac … totalement desséché ! De plus, les toilettes et les douches semblaient inutilisées depuis des décennies et la vétusté des lieux laissait à désirer. La preuve en images :

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Mais cela fait partie de l’aventure, alors, tant bien que mal, nous avons pris une douche froide, tout du moins nous nous sommes rincés, avant de s’endormir paisiblement devant un film (oui, nous avions l’électricité !!!).

Enfin, au cours des 600 kilomètres suivants, nous avons eu la joie d’observer de nombreux kangourous gambadant en troupeau dans leur milieu naturel loin des parcs et des touristes.

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