Nous étions impatient d’y arriver, nous y voici et après 1 mois et demi, le bilan !

Le 28-03-2010 • Pays : Australie

Nous étions impatient d’y arriver, nous y voici et après 1 mois et demi, le bilan !

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Sous l’exceptionnel et premier temps grisâtre observé depuis un mois, nous en profitons pour quitter les plages de surfeurs de Margaret River afin de nous adonner à l’écriture de ce nouvel article. Après deux semaines de long voyage et quelque 5000 kilomètres de riches découvertes, nous aboutissons notre première partie de périple à « la conquête de l’ouest » pour de nouveau laisser place à une étape indispensable, « la conquête du travail ».

Nous avons donc décidé de nous installer quelque temps à Margaret River pour la saison des vendanges, attirés par les nombreuses vignes et l’idée que nous nous étions faites de l’endroit à la suite d’un reportage diffusé en France.

Recherche de travail, vie dans notre campervan, déroulement de l’aventure après plus de 5 mois en Australie, nous faisons le point aujourd’hui.

Nous avions pressé notre arrivée dans cette petite ville du Sud-Ouest de L’Australie afin de maximiser nos chances de pouvoir commencer rapidement la saison des vendanges !! Mais cela était sans savoir que nous étions arrivés en même temps qu’un millier de backpakers avec tous le même objectif, décrocher l’emploi qui nous permettrait de récolter quelques dollars. C’est ainsi que nous avons pleinement replongé durant deux semaines dans la frénésie des recherches de travail. Les démarches ont été différentes de celles que nous avions entreprises à Melbourne. Nous avons uniquement favorisé les recherches sur internet associées à d’innombrables appels téléphoniques sans succès dans une grande partie de la région du Western-Australia. Nous avons également contacté des agences spécialisées dans la gestion de personnel pour le « fruitpicking » (ramassage de fruit) à la manière des agences d’intérimaires. Ce sont elles qui nous ont par ailleurs annoncées que les listes d’attentes étaient très longues. Lors de ces recherches nous nous sommes également présentés dans une des agences pendant plusieurs jours durant, à 5h00 du matin dans l’espoir d’être sélectionné, parmi la trentaine de personnes dans la même attente, pour avoir du travail. Se rassurant en rencontrant plein de monde dans le même mouvement, nous avons cependant été très surpris (et stupéfait) de voir que certains vignerons préféraient employer EXCLUSIVEMENT des Asiatiques (réputé pour leur rapidité au travail, mais loin d’être parfait après les avoir côtoyé. Bref). Confronté à cette sélection particulière et aux faits avérés que certains managers privilégiaient sans retenue du personnel féminin, la recherche de travail commençait à nous peser sur le moral.

Après ces deux semaines, nous avons finalement débuté la récolte des raisins grâce à la propriétaire du camping où nous étions installés. Malheureusement, les semaines étaient courtes, partagés entre bref travail journalier (de 1 à 4 heures) et repos (trop nombreux) malgré que nous étions inscrits dans plusieurs agences. Chaque jour, nous attendions avec impatience les messages nous annonçant notre réveil très matinal du lendemain. Cela n’était pas sans nous peser sur le moral ne pouvant ni planifier notre semaine ni les éventuelles économies à venir car la collecte était payée au rendement et aléatoire (entre 2 et 5 $ par seau). Finalement, cette courte étape ne nous a pas permis d’économiser suffisamment, c’est pourquoi nous avons décidé de partir plus au Nord avec de nouveaux espoirs pour finir notre tour de l’Australie comme nous en avions rêvé. 

La chasse au backpacker

Nos premières semaines au camping ont été très agréables. Entre discussions et musique autour de feux de camps et parties de cricket, nous avons une nouvelle fois rencontré des gens très accueillant et amélioré notre niveau d’anglais. Cependant, nous avons été contraints de quitté cette fabuleuse ambiance au vu de nos réserves financières qui s’amenuisaient de jour en jour. Nous avons alors entamé une « épopée sauvage » à devoir prendre des douches froides quotidiennes et vagabondé de plage en plage. Mais cela ne fut pas de tout repos car il fallait effectivement trouerer des endroits cachés pour pouvoir passé la nuit au risque d’avoir une amende par les rangers rodant dès 6h00 du matin. Finalement, nous avons adopté quelques habitudes avec d’autres français (pas très bien pour l’anglais mais au plaisir de franches rigolades) sans trop de difficultés.

Les joies de Margaret River

Malgré le nombre d’activités restreintes dans cette petite ville, nous en avons tout de même trouvé quelques-unes comme des ballades au bord de mer, des plongés en masque et tuba pour observer de nombreux poissons après quelques mètres de nages, une compétition internationale de surf sur les vagues parmi les plus célèbres du monde et une savoureuse ballade en canoë sur la « Margaret River ».

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La ballade en canoë est notre petit coup de c½ur. Après un départ matinal, nous avons embarqué avec un couple de Suédois pour de riches découvertes. Un guide nous a joyeusement transmis son savoir avec quelques histoires clés de la région et nous a fait naviguer vers des sites aborigènes où nous avons observé des arbres dits « en papier »,

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Rampé au travers de caves souterraines,

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Et enfin après une bonne baignade rafraîchissante, nous avons dégusté un savoureux lunch en découvrant uniquement des saveurs typiques, des épices, des fruits dont l’un de la taille d’une cerise contenait autant de vitamines que 6 oranges, du kangourou et de l’ému (volatile aux allures d’autruche). Et plus courageusement, Ronan s’est même risqué à goûter un énorme vers plutôt éc½urant, la texture poudreuse était recouverte d’une coque un peu dur avec un gout très prononcé comme un mélange d’andouille et de fromage périmé immonde. Bref, la journée fut vraiment plaisante.

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News en bref

-          Nous avons pu observer des dauphins et d’immense raies mantas à plusieurs reprises,

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-          Les artistes australiens se sont « vachement » et talentueusement exprimés en décorant près de 80 vaches pour la « Cow parade »,

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-          Au supermarché, les caissières mettent les courses en sac plastique (pas très écologique) mais sympathique !

-          Ronan a appris à faire la vidange du van, et il roule toujours à merveille ! (on touche du bois)

-          Nous avons, le temps d’une journée, visité quelques caves en vue de déguster du vin australien. En comparant avec notre faible connaissance du vin Français, nous n’avons pas été particulièrement enchantés par leur goût.

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-          Enfin et pas des moindres, nous avons travaillé 4 jours dans l’un des vignobles les plus réputé d’Australie où la propriétaire a eu un élan de générosité plutôt démesuré. Pour remercier ses salariés, elle offre en général une bouteille de vin par personne. Lors de notre départ en même temps qu’un couple d’amis, nous avons fait une dégustation de leurs meilleurs vins avant de partir avec non pas 2 bouteilles en tout, mais avec … 14 bouteilles dont deux à 100$ et le reste entre 30 et 50$ (Ces vins sont relativement appréciables). Bref, nous avons gagné plus d’argent en bouteille qu’en salaire. Au moins, on ne va pas mourir de soif !! ;-)

-          Nous connaissions tous les « Fast food drive » et bien les Australiens ont également « alcool shop drive »…ENORME !!

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-          Envie de manger Français ?? Une baguette, des galettes, un vrai croissant, du fromage de chèvre, une bonne raclette … huummm, on en rêve !! (À préparer pour notre retour).

-          Nous avons passé une après midi dans un endroit merveilleux, « love pool », une piscine naturelle où nous avons passé l’un de nos meilleurs moments en Australie, juste magique ! Le fameux endroit est « secret », que nous avons découvert grâce aux charmants conseils d’une Australienne. La piscine, crée par une barrière de rochers la séparant de l’océan, est alimentée par les grandes vagues de l’océan.

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Après avoir escaladé une petite montagne de cailloux rosés, nous arrivons au pied du « spa » isolée de tout vis-à-vis. Baignés dans l’eau turquoise, nous étions assis, agrippés au rocher, à attendre qu’une vague viennent nous fournir un « super jet massant ». Et pour finir, les remouds créaient comme un bassin effervescent très agréable. Que du bonheur !!

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Changements personnels

À ce jour, nous sommes heureux de vivre cette fabuleuse aventure comme nous le désirons mais pas tout à fait comme nous nous l’étions imaginés il y a 6 mois. L’idée qui nous avait été transmise « de travailler pendant 4 mois, 50 heures par semaines, afin de récolter les fonds nécessaires à notre voyage et finir l’année en parfait touriste » s’est avérée totalement différente. Mais nous n’en venons pas à nous plaindre, il nous semblait seulement important de faire part de notre vision et de celle de nombreux voyageurs de la situation actuelle en Australie. Outre les magnifiques paysages et la multitude d’activités toutes plus attrayantes les unes que les autres, prendre des vacances (« pleines » nous entendons), est aujourd’hui beaucoup plus long et fastidieux. Il semblerait que la période bien connue de crise économique est motivée de nombreux jeunes à quitter leur pays natal pour s’expatrier dans l’attente d’un retour du marché de l’emploi.

Notre voyage se résume donc pour le moment à de la recherche de travail, un peu de travail et du repos (pas de tout repos). Ces moments sont cependant parfois plus stressant que plaisant. Cependant, nous essayons d’en tirer tous les bénéfices face à un quotidien dessiné au jour le jour et à garder le moral lorsque nos espoirs de décrocher un job s’amenuisent. Cette expérience est d’autant plus enrichissante qu’elle nous oblige à faire preuve de persévérance et d’organisation minutieuse pour tenir notre projet de voyager et de découvrir autant que possible cet immense territoire.

Pour ce qui est de l’Anglais, nous avons fait de sérieux progrès en comparaison à notre arrivée, mais nous ne pratiquons pas assez. En cause, le nombre de Français est impressionnant, nous avons plus de chance d’aborder quelqu’un directement en lui disant « bonjour » que « hello » !!! Même dans les endroits les plus reculer, les rencontres nous permettant d’améliorer notre Anglais sont minimes. Nous souhaitons palier à ce « problème » en intégrant des familles australiennes qui, en échange de quelques heures de travail nous offrent le gîte et le couvert, ceci est le WWOOFING, très populaire en Australie. À noter également, Justine est tout de même bien plus à l’aise pour ce qui est des conversations téléphoniques même si Ronan ne tari pas d’effort.

Enfin pour ce qui est d’un changement complètement personnel, nous essayons de prendre un peu de recul mais il ne semble pas assez suffisant pour nous apporter des réponses précises. Affaire à suivre à notre retour …

 ::: JUSTINE and RONAN :::

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